Lundi 8 décembre 2008
Les talibans auraient une présence permanente dans 72 % de l'Afghanistan en 2008, contre 54 % l'année dernière, et ils menaceraient trois des quatre principales voies d'accès à Kaboul, selon une étude publiée lundi 8 décembre par un centre de réflexion européen, le Conseil international sur la sécurité et le développement (ICOS, ex-Conseil de Senlis).

La notion de "présence permanente" renvoie à au moins une attaque recensée par semaine, selon l'ICOS. "Confiants dans leur expansion en dehors du Sud rural, les talibans sont aux portes de la capitale et s'infiltrent dans la ville à leur guise. Sur les quatre accès menant à Kaboul, trois sont compromis par l'activité des talibans", selon cette étude. "Après sept années d'occasions manquées, (...) les talibans constituent de facto le pouvoir en place dans un bon nombre de villes et de villages dans le Sud", estime l'ICOS.

ASPHYXIE DE KABOUL

Vers l'ouest, "la route n'est plus sûre tant pour les Afghans que pour les étrangers, dès l'entrée dans la province de Wardak, à trente minutes des limites de Kaboul. La route du sud à travers la province de Logar n'est pas sûre non plus. Vers l'est, en direction de Jalalabad, le district de Saroubi à une heure de route n'est pas sûr non plus", détaille le rapport. "En bloquant les voies d'accès, les talibans asphyxient la capitale et établissent des bases à proximité, à partir desquelles ils peuvent lancer des attaques dans Kaboul. (...) Cette dynamique a créé un environnement favorable au développement des activités criminelles, et les liens entre talibans et organisations criminelles sont tels qu'il est de plus en plus difficile de distinguer les uns des autres", souligne le Conseil.

Encore plus grave, les talibans sont en train de gagner la confiance de la population, selon le rapport. "En s'appuyant sur les motifs locaux de mécontentement contre l'OTAN et le gouvernement de Kaboul, de l'éradication des champs d'opium aux pertes civiles dans les bombardements, du chômage très élevé au sous-développement chronique en dépit des milliards de dollars d'aide, l'insurrection a réussi à élargir sa base de soutien traditionnel et a gagné une légitimité politique parmi de nombreux Afghans", juge le Conseil. Entre janvier et août 2008, les Nations unies ont dénombré 393 civils tués dans des frappes aériennes.

Les conclusions de l'ICOS sont pourtant mises en doute. "Ce chiffre ne nous paraît absolument pas crédible. Les talibans ne sont présents que dans le Sud et dans l'Est, ce qui représente déjà moins de 50 % du pays", estime le porte-parole de l'OTAN, James Appathurai. Pour certains spécialistes des questions de sécurité, le rapport de l'ICOS, même s'il reflète un sentiment assez répandu en Afghanistan, contient un certain nombre d'erreurs évidentes et tire des conclusions fausses.

Ce rapport est présenté au moment où le mollah Mohammad Omar, chef des talibans, appelle, à l'occasion de la fête religieuse musulmane de l'Aïd al-Adha, les Afghans à s'unir contre les "occupants" et à ne pas participer à l'élection présidentielle en 2009. Cet appel intervient alors que les Etats-Unis annoncent le déploiement de forces supplémentaires aux abords de Kaboul pour en protéger les accès.

Source : lemonde.fr
Accès à l'article : http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/12/08/selon-un-rapport-controverse-les-talibans-controleraient-pres-des-trois-quarts-de-l-afghanistan_1128126_3216.html#ens_id=1049814

Par Mohammed Moradi
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Dimanche 7 décembre 2008

Trois établissements auraient déjà déposé une demande d'agrément, selon Le Parisien. La France pourrait autoriser leur installation dans l'hexagone d'ici juin 2009.

L'arrivée en France de plusieurs banques islamiques ne devrait pas tarder. Cela fait déjà plus de quatre ans que cette révolution s'est produite à Londres. Selon le Parisien, d'ici à juin 2009, elles seraient au moins trois (la Qatar Islamic Bank, la Kuwait Finance House et la Al-Baraka Islamic Bank) à avoir d'ores et déjà demandé l'agrément nécessaire pour s'implanter dans l'hexagone.

Ces nouveaux acteurs du système bancaire français devraient s'introduire doucement sur le marché en se limitant aux activités de financement et d'investissement avant de commencer leurs activités de banques de détail.

Le marché des banques respectueuses de la charia la loi musulmane se veut porteur puisqu'il représente 5 millions de musulmans résidant en France.

Un intérêt croissant

Mais l'intégration de données islamiques dans le secteur financier ne s'arrête pas là. Si on a trop longtemps craint la finance islamique, confondue à la religion elle-même, la crise nous montre que l'on peut s'en inspirer. Ce modèle, sans s'imposer comme une alternative totale au capitalisme actuel, offre un mécanisme complémentaire à celui-ci pour le solidifier. Il représente aussi une forme de moralisation de la finance sans empêcher de faire des bénéfices.

En effet, les principes de cette finance sont les mêmes que ceux à l'origine de la religion musulmane. L'intérêt, assimilé à l'usure dit «riba», tout comme la spéculation, sont interdits mais les bénéfices autorisés. Ainsi les risques en sont réduits : les banques islamiques n'achètent pas de crédit, elles refusent les prêts à intérêt ce qui les met à l'abri des difficultés rencontrées aujourd'hui par les banques américaines et européennes. De plus, ces banques partagent risques et profits avec le client avec des produits alternatifs comme la «Mourabaha» (l'entrepreneur ne contracte pas de crédit avec taux d'intérêt mais la banque achète les produits dont il a besoin, les lui livre et partage avec lui les bénéfices).

Ce système n'est pas encore bien rodé mais en trente ans, les institutions financières islamiques ont dépassés le nombre de 300 implantées dans plus de 75 pays. Le total de leurs actifs augmente en moyenne de 15% par an. De nombreux pays européens ont bien compris l'intérêt d'une intégration ou d'une adaptation de ce modèle islamique à la finance européenne.

D'ailleurs en juillet, le gouvernement français offrait un cadre juridique et fiscal plus favorable à l'accueil de la finance islamique souhaitant récupérer une partie des liquidités du Golfe drainée pour le moment à Londres.

En janvier 2009, s'ouvrira en France, la première formation de finance conforme à la charia à l'Ecole de management de Strasbourg. Au-delà d'une meilleure intégration de la religion musulmane en France, on peut voir dans cette révolution, une volonté de plus d'éthique dans la finance.

 

Source : figaro.fr

Accès à l'article : http://www.lefigaro.fr/societes/2008/11/27/04015-20081127ARTFIG00541-l-islam-source-d-inspiration-financiere-.php

Par Mohammed Moradi
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Dimanche 7 décembre 2008
Bonjour à tous,

Ce blog est un blog qui réunira des articles d'actualité tirés des journaux froncophones. Et ceux pour mieux informer, nous essayerons de diversifier les sources et d'apporter un point de vu très large pour répondre à un large publique.

A bientôt, le service commence en Janvier :)
Par Mohammed Moradi
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